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jeudi 22 décembre 2011

Le rap français va bien #6 [spécial Fixpen Sill]

Le talent et l'énergie des rappeurs parisiens de l'Entourage avec l'esprit torturé et les revendications en plus : les deux nantais de Fixpen Sill ont frappé fort pour la sortie de leur premier projet, « Le sens de la formule », téléchargeable gratuitement depuis la semaine dernière. Déjà entendu en début d'année sur la  première sortie du collectif 5 Majeur dont ils font partie avec Nekfeu, que l'on retrouve sur l'album, Kéroué et Vidji confirment avec ce 12 titres leurs divers talents (Vidji signant d'ailleurs la quasi totalité des sons sous le pseudonyme de Stratega), flows à l'ancienne et productions boom bap à l'appui. Une très bonne surprise, déjà téléchargé près de 10 000 fois, qui aurait sans doute mérité une sortie physique. Pas de concerts de concert prévus pour l'instant mais on peut espérer que leurs collègues de 1995 profiteront de leur programmation sur le festival HIP OPsession en février prochain pour les faire monter sur la scène de Stéréolux.



Toi aussi, écoute et/ou télécharge Le sens de la formule.

mardi 20 décembre 2011

P comme Plagiat

Mise à jour du mercredi 21 décembre : les responsables du site m'ont contacté par téléphone pour m'expliquer les raisons de cette maladresse et me présenter leurs excuses. Affaire classée.
 
Mon dernier passage sur Booska-P, site « numéro 1 du rap français » qui donne plus dans les actualités  juteuses et les vidéos bas de gamme que dans l'information de qualité, m'a fait regretter de ne pas y avoir cliqué plus souvent jusqu'à présent. Car si je ne souviens pas avoir conclu un quelconque accord avec eux, j'y ai pourtant trouvé l'une de mes brèves rédigée deux jours plus tôt pour... le site du quotidien Presse Océan, pour lequel je couvre l'actualité hip hop de la région nantaise depuis le dernier festival HIP OPsession ! 

Ma version.
Ma version [Booska-P remix]

Si je les remercie vivement d'avoir gommé le double emploi de l'expression « de nouveau », je m'étonne tout de même de ce plagiat d'autant plus grotesque qu'il ne s'agit que de quelques lignes qu'un néophyte aurait pu rédiger seul. La fin de leur news sur le « stage hip hop », qui a été ajouté à mon texte d'origine, prouve qu'ils ont eux aussi reçu le communiqué dont je me suis inspiré. Pourquoi alors avoir copié/collé mon texte plutôt qu'écrire le leur ? Je n'ai encore reçu aucune réponse à la question, posé directement sur facebook et twitter, à laquelle j'en ajoute ici une seconde : elle n'est pas « triomphale », selon vous, la tournée de 1995 ?

Le système de paiement des correspondants à Presse Océan est tellement dépassé que, pour différentes raisons, je ne serai très probablement pas payé pour cette brève si je ne le réclame pas. Être plagié par un site qui fait des millions de clics, et donc des milliers d'euros, est d'autant plus pénible pour cette raison. Depuis quand Booska-P « s'inspire » t-il de mes textes et de ceux des autres pour nourrir sa machine à fric ? Aucune idée. Mais s'ils veulent travailler avec moi, c'est « 56 000 euros le feat ».

mardi 22 mars 2011

Hip Opsession : épisode 8

Rapide retour sur mon travail pour le journal Presse Océan lors du dernier festival Hip Opsession pour clôturer cette mini série d'articles. En espérant travailler de nouveau pour eux sur le Hellfest au mois de juin, et sur Hip Opsession 8 l'an prochain. Sincèrement.

MOP à l'Olympic, le dimanche 27 février.

Jeudi 17 février : interview de Nicolas Reverdito.

Je connais assez bien le responsable de l'association qui organise le festival pour avoir fait un stage là-bas en 2007 et pour l'avoir interviewé plusieurs fois depuis, avec plus ou moins de succès. La question de la reconnaissance du hip hop, qui me hante depuis plusieurs mois et qui va revenir dans les prochains papiers, est déjà posée. Interview frustrante car les questions survolent le sujet pour rester accessibles. Heureusement, j'en avais posé d'autres, plus pointues, quelques jours plus tôt, pour le magazine Pulsomatic... La photo d'origine était parfaite, avec les graffeurs qui préparaient leur exposition à l'Atelier au deuxième plan, mais a été détourée pour une question de maquette.


Très certainement ma contribution la plus réussie. Grâce à la possibilité qu'on m'a donnée de disposer de deux pages entières, déjà, mais aussi à la rencontre avec Martin, dont il est question dans le papier de gauche, aux jolies photos, dont les couleurs et les mouvements se complètent, et à un super titre qui... n'est pas de moi !

Dimanche 20 février : page photo sur le battle.  

Je n'ai pas pris les photos ni rédigé les légendes, mais je me suis battu pour cette page alors je m'en accorde quand même une partie du bénéfice... Les clichés, pour l'anecdote, ont tous été pris lors des qualifications et du battle "junior" de l'après midi, pour des raisons de disponibilité et d'organisation. Le photographe, qui s'y connait autant en hip hop que moi en mathématiques, est revenu à la rédaction bluffé par le spectacle. Si vous n'y avez jamais mis les pieds, songez-y sérieusement. Ce battle, tous les ans, est génial.

Jeudi 24 février : Interview de La Fouine.

J'ai timidement proposé un petit sujet sur le concert de La Fouine lors de la réunion de préparation du festival, pensant que ça ne passerait jamais. L'un des rédacs chef m'a répondu que son fils l'adorait et qu'il aimerait mieux le connaître, avant de réfléchir et de me proposer une page entière pour une interview. Cadeau. Elle s'est faite par téléphone le lundi précédant la parution, et alors qu'on m'avait vendu un artiste toujours accessible et de bonne humeur, je suis tombé sur un mec pressé que l'interview semblait agacer. Déception. Heureusement, une seconde interview (pour le blog ou pour celui qui voudra bien la publier) dans les coulisses de l'Olympic le soir du concert m'a fait changer d'avis. D'une parce que La Fouine est vraiment un chic type, de deux parce qu'il m'a expliqué en s'excusant qu'il conduisait lors de notre premier entretien. Rires. Comme pour l'interview de Nico Reverdito, les questions survolent le sujet (je me suis largement rattrapé avec l'autre...) et je parle de reconnaissance. Incorrigible.

Facile.

Une très jolie page grâce à une grande photo qui aurait du paraître en plus petite si je n'avais pas fait 50 lignes au lieu des 70 initialement prévues... Petite incompréhension sans gravité donc, qui m'aura tout de même empêchée de rentrer dans les détails.


Dimanche 27 février : double page sur le graffeur Persu.

Je vais commencer par réparer une injustice : mon titre avant relecture était "Des lettres et des couleurs pour passion". Le commun des mortels s'en moque sans doute, mais un titre qui ne va au bout de sa ligne et qui reprend un mot déjà présent dans le surtitre et dans la chapeau (ici "Persu"), ce n'est vraiment pas joli. À part ça, cette double page Nantes que j'aime, qui consiste à parler chaque dimanche des lieux préférés d'un Nantais, est de loin ma contribution la plus frustrante de tout le festival. Persu est un artiste ultra talentueux et un personnage vraiment attachant, qui aime le catch, les chats et le graffiti. Ouais. J'aurais aimé avoir plus de place encore pour raconter en détails cette matinée passée avec lui à parcourir le Nantes qu'il aime. Les décors et les ambiances. Son parcours et ses motivations. Sa modestie et mon admiration. Pas facile de synthétiser et d'être à la hauteur de mes exigences. M'enfin, deux doubles pages en huit jours, je ne vais pas me plaindre. Pour l'anecdote, Persu voulait qu'un chat apparaisse sur l'une des photos. Pari tenu !


Trois petites colonnes et une mini photo. C'est le moment du festival où je me suis rendu compte que je n'avais fait depuis le début que des pages entières...  Sympathique rencontre avec Rocé, que je n'ai malheureusement pas pu interviewer faute de temps. Et l'immense oubli dans le surtitre, vous l'aviez vu ?


Il fallait  bien que je glisse une petite quenelle, non ? Alors j'ai plus ou moins demandé l'autorisation et j'ai improvisé ce hors texte sur La Rumeur. J'avais écrit dans leur présentation, plus haut, que le racisme et l'injustice passaient "dans leur viseur". Passage coupé à la relecture, malheureusement, le "Feu !"  qui conclut perdant donc tout son sens... J'ai hésité à parler du Touareg, qui m'avait plus ou moins cassé les couilles l'an dernier à l'Olympic alors que j'attendais que Youssoupha finisse une interview pour rentrer dans sa loge à mon tour. En bon pro que je ne suis pas, j'ai rangé mon égo. Qu'il s'en souvienne. Quant à Rocé, j'en avais déjà parlé ici et dans Pulsomatic et ne savais presque plus quoi écrire pour éviter de me répêter... J'ai appris que le concert était complet en rédigeant le papier, et la question de son intérêt s'est donc posée. Et puis merde, on parle bien de Johnny un an à l'avance.

Jusqu'ici tout va bien.

Les temps forts du festival sont tous passés et les papiers se font de plus en plus court, ce qui ne m'empêche pas d'en caser une sur la reconnaissance du hip hop... Mon titre est merdique, d'autant plus que c'est le quatrième au moins qui contient "rap" ou "hip hop". La photo n'a rien à voir avec l'évènement, j'aurais du m'y prendre plus tôt pour en trouver une meilleur. Bref, cette demi-page n'est pas celle dont je suis le plus fier.

Dimanche 6 mars : photo du salon hip hop.

Le maire de Nantes Jean-Marc Ayrault, accessoirement président du groupe socialiste à l'assemblée nationale, est passé à l'improviste visiter ce salon hip hop inédit. La collègue avec qui j'y suis allé dans l'après-midi l'a photographié au moment ou Rocé, également présent, passait derrière lui. Résultat : une photo invraisemblable qui ne sera pas publiée car Jean-Marc Ayraut apparaissait déjà sur une autre page du journal. Aller, cadeau.

Dimanche 6 mars toujours : courte présentation du concert de Radix.

J'avais 10 minutes pour boucher un trou en fin de journal et j'en ai passé 9 à trouver une photo.

Mercredi 9 mars : bilan et perspectives.

Le papier bonus ! Il n'était pas prévu, mais j'ai demandé poliment alors on m'a dit "oui". Lors d'un after génial au remorqueur, Nico Reverdito m'a mis au défi d'écrire que le festival, "c'est aussi ça". Même pas peur ! Comme un symbole de tous les autres papiers, j'y parle de reconnaissance et j'utilise "hip hop" dans le titre... Il a été coupé à la relecture, mais le propos reste fidèle à ce que j'avais écris. L'un des seuls papiers ou presque que j'ai eu le temps de mûrir quelques jours avant de rendre. J'ai beaucoup réfléchi pour le conclure. Et si, finalement, le hip hop n'avait pas besoin de reconnaissance ? Vaste débat...

Expo "La vie déraille" à l'Atelier.

Question de contrat, je n'avais le droit de ni de signer mes papiers ni de créditer mes photos, et j'ai fait tout ça pour 300€. Comme je l'écrivais au dernier épisode, j'aimerai pourtant vivre dans un festival Hip Opsession qui ne finirait jamais. Les soirées, concerts, expositions, spectacles, rencontres et opportunités s'enchaînent. Je travaille le jour et fais la fête la nuit. Trois semaines de débauche et de musique. Complètement rock'n'roll hip hop.

mercredi 16 mars 2011

Hip Opsession : épisode 7

 Hey Mr Guep, sérieux, elle sont chouettes tes photos.

Le festival s'est terminé la semaine dernière sur une énième soirée mortelle. Rocé qui assure, La Rumeur qui assure, Hamé qui monte dans ma voiture, un after dingo dans un bar de nuit en feu, avec des types qui font des slams malgré un plafond à 2 mètres du sol à peine, puis qui taggent le dancefloor aux marqueurs et à la bombe. Gratuit, à l'ancienne, chanmé. Deux petites heures de sommeil alcoolisé pour me remettre de ces émotions avant de filer travailler. Ay papi.

N'en déplaise à ma saleté d'espérance de vie, j'aimerai vivre le restant de mes jours dans un festival Hip Opsession qui ne finirait jamais. Ouais.

PS : J'ai remboursé ma dette de sommeil et scanné l'ensemble de mes articles publiés dans Presse Océan. Rendez-vous au prochain épisode, le dernier.

vendredi 4 mars 2011

Hip Opsession : épisode 6

J'ai croisé le hip hop, hier soir, dans les cales dégueulasses d'un vieux bateau. Je ne l'ai pas dérangé il était en plein freestyle au milieu de 5 DJs, deux MCs, et quelques musiciens. Et puis, de toute façon, vu le bruit que faisaient ses fans autour de moi, il ne m'aurait pas entendu. Il est resté là jusqu'au petit matin, j'ai même fini par partir avant lui. C'était vraiment cool de le voir, ça m'a tellement donné la confiance que j'ai mis mon réveil à 8h. Ce qui m'a bien fait rire quand je me suis levé à 13h.

jeudi 3 mars 2011

Hip Opsession : épisode 5


Le premier souvenir que j'ai de Rocé remonte à un concert à Angers dont il faisait la première partie. J'étais immobile, je m'en foutais, j'attendais Oxmo Puccino. Puis il s'est mis à rapper et j'ai sorti les mains de mes poches. Il a déployé sa gestuelle et j'ai tombé le manteau. Et avant qu'il ne finisse je hurlais au premier rang. C'était en 2006 et rien n'a changé entre temps, sinon la moustache qu'il arbore depuis la sortie de son troisième album, L'être humain et le réverbère, il y a un an. tout juste. Un flow clair et technique, des storytellings incisifs, des hommages appuyés à l'œuvre de Jacques Brel et une envie débordante de pousser ses auditeurs vers la lumière de la connaissance. Ses textes denses et engagés, qui nécessitent quinze écoutes au moins et trois interviews pour en saisir toutes les subtilités, sont le fruit de ses réflexions sur l'Homme et ses défauts, sur la société et ses mécanismes. Ses instrumentaux, qu'il compose depuis peu lui même, mêlent influence jazzy et grosses basses. Bref, ça défonce. Et le concert d'Oxmo ? Aucun souvenir.


Rocé sera en concert samedi soir à Nantes, mais c'est complet. Sinon j'ai écrit la même chose, ou presque, dans le Presse Océan d'aujourd'hui (3 mars 2011) et dans le Pulsomatic du mois avec une géniale référence à Taipan en bonus.

mardi 1 mars 2011

Hip Opsession : épisode 4

Les Américains de MOP (dimanche) et d'Onyx (samedi) ont succédé à La Fouine (vendredi) sur la scène de l'Olympic pour un week-end spécial rap qui a quasiment rempli la salle trois soirs de suite.

J'aurai aimé raconté ça dès dimanche, mais 10 heures de sommeil en trois jours ont eu raison de mon inspiration. Malheureusement, 24h de plus (dont 12 de sommeil) ont eu raison de certains de mes souvenirs. M'enfin je vais essayer.

En première partie d'Onyx, samedi, se déroulait le battle TKO. Le concours de beatbox était très intéressant. Le concours de DJ était trop technique. Le concours de beatmaker était trop court. Puis Fredro Starr et Sticky Fingaz ont déboulé sur scène avec leurs instrumentaux massifs pour enchaîner les tubes avec une rage communicative et une énergie débordante. Les yeux exorbités, la bave aux lèvres et le torse nu. Efficace.



En première partie de MOP, le lendemain, le New-Yorkais J-Live a régalé le public avec son flow technique et ses productions-barbecue. Un pur moment de rap en toute simplicité. Il va sérieusement falloir que je me penche sur son travail. Puis Billy Danz et Lil' Fame ont déboulé sur scène avec leurs instrumentaux massifs pour enchaîner les tubes avec une rage communicative et une énergie débordante. Les dents en or, la sueur au front et le gros ventre. Efficace.



La sensation d'avoir assisté à deux concerts complètement différents mais tellement identiques à de nombreux points de vue est vraiment étrange. Mais j'en demande déjà tellement au rap français que je vais laisser le rap américain tranquille.

L'interview fleuve de Lartizan, samedi soir à 14h du matin, s'est plutôt bien passée. Ne me demandez pas de date pour sa publication.

samedi 26 février 2011

Hip Opsession : épisode 3

C'est à l'Olympic que les choses se passent ce week-end pour la suite du festival Hip Opsession, yeah.

Yeah, j'y étais cet après-midi pour une interview de La Fouine (suivez de près les prochaines Fouiny Story, ce n'est pas impossible que j'apparaisse sur un plan de coupe). Normalement 10 minutes, yeah, en fait 30. Bon contact, bon client. A suivre d'ici quelques semaines ici ou là. Le concert du soir était bon, sans plus. Le show n'est pas encore rodé et le public nantais a fait honneur à sa réputation de merde, yeah.  Les 600 spectateurs, le mot n'est pas choisi au hasard, sont tous parti avant un éventuel rappel. Enfin, il y avait des classiques, du flow et de l'énergie, et c'est déjà pas mal. Bon vent et bonne tournée à toi, Fouiny babe.

Un morceau "Code Barbichette" avec Médine ? Je lui ai posé la question.
L'Olympic, donc, j'y serais encore demain pour le battle TKO et le concert d'Onyx. Je ne connais ni l'un ni l'autre, on verra bien ce que ça donnera, yeah. Lartizan sera dans le jury du battle. Pas de panique, une interview est déjà calé pour le lendemain. Dimanche, justement, j'y serais toujours. J-Live et M.O.P clôtureront le week-end, yeah, en envoyant du classique.

 Et pendant ce temps à Presse Océan ? Les choses continuent de se passer. Je ferai le bilan, calmement, d'ici quelques jours.

lundi 21 février 2011

Hip Opsession : épisode 2

Tous les ans j'écris que tous les ans j'écris que le battle de breakdance du festival Hip Opsession c'est vraiment bien. Des danseurs de très haut niveau et des DJs qui assurent, comme d'habitude, une organisation impeccable et une ambiance de folie, comme d'habitude : cette année encore je n'ai qu'à changer la date, récupérer des nouvelles photos et empiler les superlatifs.

Le Lieu Unique était rempli dès vendredi soir pour la soirée d'échauffement, avec DJ Skeme Richards derrière les platines et quelques danseurs engagés dans les différents battles du lendemain. Il y en avait pour tous les goûts musicaux et surtout pour tous les niveaux de danse avec des sons classiques pour les bboys et des sons classiques pour le commun des mortels. Grosse ambiance et gros niveau, déjà, soit la soirée d'échauffement parfaite.

Photos Erwin Enniger
J'ai fait l'impasse sur les qualifications du samedi après midi et j'étais même un peu en retard pour les premiers battles du soir. J'ai donc manqué les premiers tours du battle bboys 1 contre 1, qui était  de toute façon vraiment décevant par rapport aux autres années, et du battle bgirls 1 contre 1, qui était sympa, sans plus. Et le battle 3 contre 3 ? Génial, évidemment. Les 2000 spectateurs, encore plus réactifs que lors des éditions précédentes, ne s'y sont d'ailleurs pas trompés en réagissant bruyamment aux exploits des danseurs.


C'est toujours la guerre pour trouver une place assise et/ou confortable pour suivre l'évènement autrement que par l'intermédiaire des écrans géants, mais la sacro-sainte pause libère les fauteuils des fumeurs et j'étais donc assis à partir des quarts de finale. Les Bordelais de la Smala ont mis le feu à la salle avec leurs combinaisons à trois et leur danseur unijambiste, les hollandais d'EXG ont rendus fou les spectateurs avec leur  taille de basketteurs et leur allure de teuffeurs, mais ce sont les Coréens du Jinjo crew et les Américains de Knuckleheads Cali, finalement vainqueurs, qui se sont retrouvés en finale. Du côté des 1 contre 1 ce sont deux Finlandais qui se sont imposés : AT chez les filles, malgré les prouesses de la Russe Nadia, et Focus chez les garçons, malgré l'excellence des deux Français Lamine et Abdel.

Comme en 2009, c'est le live band américain Fusik qui a assuré l'after avec son funk endiablé. Comme chaque année, les bboys ne s'arrêtent jamais et il y a donc eu des cercles et du spectacle jusqu'à 3h du matin. Et comme l'an dernier, celui d'avant, et celui d'encore avant, je ne pense déjà qu'à une chose : vivement l'an prochain.



jeudi 17 février 2011

Hip Opsession : épisode 1

Paraît qu'il y avait du monde en début de soirée au vernissage de l'exposition "La vie déraille", évènement qui lançait officiellement le festival Hip Opsession septième du nom. Moi je suis arrivé trop tard pour le champagne et les gâteaux et bizarrement c'était pas tant la foule que ça.


Comme j'ai passé toute la journée à travailler sur une double page spéciale breakdance (à paraître dans le Presse Océan de demain, vous n'êtes pas obligé de me croire ça ne sera pas signé), je n'étais pas franchement frais en arrivant au vernissage et je n'ai même pas pensé à prendre une photo. Ah parce que tu croyais peut-être que ça m'amusait de publier l'affiche de l'expo ?

Du coup, le peu que j'ai à signaler sur l'expo je le ferais quand j'en aurais pris une. Et sinon, je vous ai dit que j'allais vous parler du festival pendant 3 semaines ici et dans Presse O ?

A suivre, donc.

jeudi 27 janvier 2011

Ça fait mal ça fait mal

Son flow et ses prods, ça fait mal ça fait mal.
Ses featurings et ses gimmicks ça fait mal ça fait mal.
Ses punchlines et ses storytellings, ça fait mal ça fait mal.
Sa barbichette et sa casquette à l'envers, ça fait mal ça fait mal.
Son humour et ses références au rap français, ça fait mal ça fait mal.
Découvrir La Fouine cinq ans après tout le monde, ça fait mal ça fait mal.



La Fouine en concert à Nantes le 25 février dans le cadre du festival HIP OPsession. Interview obligatoire pour soulager ma conscience et rattraper le retard.