jeudi 17 mars 2011

Summer Camp - Round the moon

Mon tube de l'été dernier, de l'été prochain et sans doute aussi de celui d'après. Ex-aequo avec Double Poney, mon tube de l'été à vie. Mois de mars ou pas, je tenais à partager ça.



Naïf, fragile, tragique, éternel et captivant. Rares sont les morceaux susceptibles de se mettre à la hauteur des images sublimes de cette "Swedish love story", sortie au cinéma en 1969. Ce Round The Moon, signé Summer Camp, en est. Sans exagérations ni légèretés. Rien que de l'amour, easy.

Des regards qui se cherchent mais qui ne se trouvent pas, un méchant qui fume sa cigarette jusqu'au filtre, un pyjama pour deux, et vas y que je balance ma mobylette et que je t'attrape par le col avec mes mains dégueulasses. Une mélodie electro pop glaçante, une boucle de synthé, un coup de vocoder et un chœur féminin discret par dessus ça, bingo, j'ai 14 ans pendant 3'38. 

Un pote a chopé le film entier quelque part dans les Internets. Je vous raconterai, sauf si je pleure.

mercredi 16 mars 2011

Hip Opsession : épisode 7

 Hey Mr Guep, sérieux, elle sont chouettes tes photos.

Le festival s'est terminé la semaine dernière sur une énième soirée mortelle. Rocé qui assure, La Rumeur qui assure, Hamé qui monte dans ma voiture, un after dingo dans un bar de nuit en feu, avec des types qui font des slams malgré un plafond à 2 mètres du sol à peine, puis qui taggent le dancefloor aux marqueurs et à la bombe. Gratuit, à l'ancienne, chanmé. Deux petites heures de sommeil alcoolisé pour me remettre de ces émotions avant de filer travaillerAy papi.

N'en déplaise à ma saleté d'espérance de vie, j'aimerai vivre le restant de mes jours dans un festival Hip Opsession qui ne finirait jamais. Ouais.

PS : J'ai remboursé ma dette de sommeil et scanné l'ensemble de mes articles publiés dans Presse Océan. Rendez-vous au prochain épisode, le dernier.

dimanche 13 mars 2011

D'un seul élan, et sur un seul air


483 matchs sous le maillot du FC Nantes avant un départ prématuré sur fond de désaccord avec la direction : Frédéric Da Rocha est le symbole des valeurs historiques et des victoires récentes du club, ainsi que de la défiance d'une majorité de ses supporters envers le président Kita. Une légende vivante.

Quelque part en Belgique, un supporter lui a rendu hommage à travers ce graffiti ferroviaire. Jaune et vert, évidemment. Un clin d'œil improbable et amusant, qui rappelle que le FC Nantes reste un club de légende malgré qu'il s'enfonce peu à peu dans l'indifférence. Puisse ces quelques lettres le remettre le plus vite possible sur de meilleurs rails.

vendredi 4 mars 2011

Hip Opsession : épisode 6

J'ai croisé le hip hop, hier soir, dans les cales dégueulasses d'un vieux bateau. Je ne l'ai pas dérangé il était en plein freestyle au milieu de 5 DJs, deux MCs, et quelques musiciens. Et puis, de toute façon, vu le bruit que faisaient ses fans autour de moi, il ne m'aurait pas entendu. Il est resté là jusqu'au petit matin, j'ai même fini par partir avant lui. C'était vraiment cool de le voir, ça m'a tellement donné la confiance que j'ai mis mon réveil à 8h. Ce qui m'a bien fait rire quand je me suis levé à 13h.

jeudi 3 mars 2011

Hip Opsession : épisode 5


Le premier souvenir que j'ai de Rocé remonte à un concert à Angers dont il faisait la première partie. J'étais immobile, je m'en foutais, j'attendais Oxmo Puccino. Puis il s'est mis à rapper et j'ai sorti les mains de mes poches. Il a déployé sa gestuelle et j'ai tombé le manteau. Et avant qu'il ne finisse je hurlais au premier rang. C'était en 2006 et rien n'a changé entre temps, sinon la moustache qu'il arbore depuis la sortie de son troisième album, L'être humain et le réverbère, il y a un an. tout juste. Un flow clair et technique, des storytellings incisifs, des hommages appuyés à l'œuvre de Jacques Brel et une envie débordante de pousser ses auditeurs vers la lumière de la connaissance. Ses textes denses et engagés, qui nécessitent quinze écoutes au moins et trois interviews pour en saisir toutes les subtilités, sont le fruit de ses réflexions sur l'Homme et ses défauts, sur la société et ses mécanismes. Ses instrumentaux, qu'il compose depuis peu lui même, mêlent influence jazzy et grosses basses. Bref, ça défonce. Et le concert d'Oxmo ? Aucun souvenir.


Rocé sera en concert samedi soir à Nantes, mais c'est complet. Sinon j'ai écrit la même chose, ou presque, dans le Presse Océan d'aujourd'hui (3 mars 2011) et dans le Pulsomatic du mois avec une géniale référence à Taipan en bonus.

mercredi 2 mars 2011

Y'a plus de règles

On savait déjà qu'il était possible d'être ministre de l'intérieur malgré des casseroles judiciaires et une tête de simplet alcoolique. On savait aussi qu'il était possible d'être sélectionneur de l'équipe de France de football malgré des casseroles médiatiques et une tête de Turc. On sait désormais qu'il est possible d'être récompensé lors d'une cérémonie nationale malgré des casseroles musicales et une tête de punk à chiens.

Sincères félicitations à Zaz, qui a reçu ce soir une victoire de la musique dans la catégorie "chanson originale de l'année" pour le morceau "je veux", qu'elle n'a ni écrit ni composé. Ci-dessous deux de ses premiers tubes, pour le plaisir.





Récompenser l'infâme Abd Al Malik et l'insignifiant Ben l'Oncle Soul, tout en boycottant Booba et Sexion d'Assaut, ne leur suffisait donc pas. La crédibilité des victoires de la musique flirte avec le zéro absolu.


mardi 1 mars 2011

Hip Opsession : épisode 4

Les Américains de MOP (dimanche) et d'Onyx (samedi) ont succédé à La Fouine (vendredi) sur la scène de l'Olympic pour un week-end spécial rap qui a quasiment rempli la salle trois soirs de suite.

J'aurai aimé raconté ça dès dimanche, mais 10 heures de sommeil en trois jours ont eu raison de mon inspiration. Malheureusement, 24h de plus (dont 12 de sommeil) ont eu raison de certains de mes souvenirs. M'enfin je vais essayer.

En première partie d'Onyx, samedi, se déroulait le battle TKO. Le concours de beatbox était très intéressant. Le concours de DJ était trop technique. Le concours de beatmaker était trop court. Puis Fredro Starr et Sticky Fingaz ont déboulé sur scène avec leurs instrumentaux massifs pour enchaîner les tubes avec une rage communicative et une énergie débordante. Les yeux exorbités, la bave aux lèvres et le torse nu. Efficace.



En première partie de MOP, le lendemain, le New-Yorkais J-Live a régalé le public avec son flow technique et ses productions-barbecue. Un pur moment de rap en toute simplicité. Il va sérieusement falloir que je me penche sur son travail. Puis Billy Danz et Lil' Fame ont déboulé sur scène avec leurs instrumentaux massifs pour enchaîner les tubes avec une rage communicative et une énergie débordante. Les dents en or, la sueur au front et le gros ventre. Efficace.



La sensation d'avoir assisté à deux concerts complètement différents mais tellement identiques à de nombreux points de vue est vraiment étrange. Mais j'en demande déjà tellement au rap français que je vais laisser le rap américain tranquille.

L'interview fleuve de Lartizan, samedi soir à 14h du matin, s'est plutôt bien passée. Ne me demandez pas de date pour sa publication.